Décryptage du projet de loi présenté par le ministère
Notre priorité : 20 000 postes de sapeurs-pompiers professionnels pour garantir les secours.
Leur priorité : 1 poste supplémentaire de DDA dans les SDIS de plus de 1,8 million d’habitants. À quoi servent les sous-directeurs ?
Le Gouvernement choisit de consacrer dans la loi une mission dont nous demandons justement qu’elle ne repose plus sur les sapeurs-pompiers : les IPM. Mais soyez rassurés, la DGSCGC semble découvrir qu’après avis médical, certaines victimes peuvent être laissées sur place et confiées à un tiers.
Création d’un nouveau CDD pour les SPV : le CDD à temps partiel annualisé, précarité et flexibilité garantie !
Les AASC pourront assurer certaines carences ambulancières à la place des VSAV. Après avoir épuisé le volontariat, certains veulent désormais s’appuyer sur le bénévolat pour compenser le manque de moyens.
Et pour garantir la distribution des secours, il y a quoi ?
- Rien sur les effectifs.
- Rien sur la santé des personnels.
- Rien sur la prévention des cancers professionnels.
- Rien sur les équipements de protection.
- Rien sur les conditions de travail.
On nous explique désormais que les sapeurs-pompiers ne feront que les missions relevant de « l’urgence à agir ».
On oublie surtout de préciser que le médecin régulateur conservera la maîtrise de l’engagement des moyens des SDIS et continuera à qualifier l’urgence.
À ceux qui affirment que tout va bien et que les syndicats exagèrent : ouvrez les CTA-CODIS à la presse.
Montrez les effectifs réellement disponibles ! Montrez les engins réellement armables ! Montrez la réalité opérationnelle minute après minute ! Quand on n’a rien à cacher, on le montre.
« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »
(Jean Jaurès)
SANS effectifs, pas de secours !
SANS moyens, pas de sécurité civile !
SANS mobilisation, rien ne changera !
Tous à Paris
le 29 septembre !


